Le projet d’aménagement proposé, s'il est réalisé, va, de fait, créer de telles barrières pour les usagers de la route, qu’il semble évident qu’on cherche à les dissuader de venir en Ville par ce moyen-là. Alors autant être clair et proposer ce véritable choix sociétal à nos habitants: voulez-vous encore des voitures au centre ville?
A titre personnel, je suis tout à fait prêt à entrer en matière car d’une part, l’idée de casser cette barrière entre la Ville et le lac me séduit et d’autre part, il est évident que la situation du trafic actuelle ne va faire que s’empirer, il est donc indispensable de trouver des solutions.
Les accès aux parkings (Port et Place-Pury) doivent être conservés mais pour le reste et à part les bus, il faut bien se rendre compte que le trafic transitant par cet axe pourrait parfaitement être canalisé autrement.
Prenons le 1er Mars aux heures de pointe. Le bouchon se forme direction est-ouest, ce n’est donc pas des usagers qui quittent la ville après leur journée de travail. Ce sont des habitants de la ville qui rentrent chez eux et qui pour se rendre à Peseux, Serrières ou encore la rue des Parcs préfèrent emprunter cet axe complètement saturé.
Ces usagers ont-ils déjà réalisé que pour rejoindre leur destination, ils pourraient parfaitement et en toute simplicité rejoindre l’entrée des tunnels de la Maladière et ressortir à Vauseyon ?
Bien entendu d’autres problématiques devraient être résolues (accès depuis le nord, fermeture éventuelle des tunnels, etc.) mais je suis persuadé que des solutions pourront être trouvées.
Oui, j’en conviens cette proposition va certainement en faire sursauter plus d’un mais j’espère surtout qu’elle pourra permettre d’ouvrir un débat plus large et qui me semble bien plus important que le subventionnement à hauteur de 35% de la Confédération qui voudrait nous obliger à nous lancer dans ce projet.
Imaginer simplement le réaménagement d’une place (Numa-Droz) sans se préoccuper de ce qui l'entoure est tout simplement réducteur et à coup sûr dommageable pour le futur.