Les votations du 29 novembre ont livré des résultats beaucoup plus nets que prévus mais qui laissent un arrière-goût amer.
Des choix dictés par la peur. Peur de l’étranger car on ne le connaît pas ou peur de hausses de loyer car on ne sait pas calculer !
Initiative antiminarets Le peuple a ainsi accepté – à la surprise générale et en totale opposition avec les sondages, l’initiative antiminarets. Je redis que nous n’aurions jamais dû avoir à nous prononcer ce sujet, je ne comprends encore pas où cela a coincer au parlement.
Au-delà du résultat, le choix des suisses me déçoit surtout car il a manifestement été dicté par la peur de l’autre. Une fois de plus, les défenseurs de la « race » suisse ont mis tout le monde dans le même panier et les différents amalgames plus ou moins douteux ont fait le reste.
Comment expliquer autrement que par la totale méconnaissance de l’autre qu’Appenzell accepte cette initiative à une large majorité alors que Genève (qui possède un minaret) la refuse à près de 60% ? Poser la question c’est y répondre !
Cette initiative est une réponse simpliste à une question complexe. Elle ne résoudra absolument rien et risque, au contraire, d’attiser
certaines haines.
Je ne souhaite en aucun réduire nos droits (initiative et référendum) mais notre démocratie directe mérite mieux que ce genre d’objets !
Loi sur l’énergieA une large majorité, les neuchâtelois ont refusé la nouvelle loi sur l’énergie. Là également, je dois admettre que le choix mais surtout l’ampleur du score m’ont surpris. Comme quoi des beaux discours écologiques de certains aux véritables actions il y a encore un énorme fossé !
Pour cet objet, les opposants ont joué sur la peur. La peur de voir les loyers augmenter et, en période de crise, cela a marché à fond. C’est étrange car cette probable (mais très modérée) hausse aurait largement été compensée par la baisse des charges. C’est inquiétant car cela démontre une vision à très court terme de la problématique. Lorsque le prix du pétrole reprendra l’ascenseur, les charges vont repartir fortement à la hausse- Accompagnées des hausses des primes maladie, elles vont avoir de plus en plus de mal à passer.
J’espère que l’Etat remettra rapidement l’ouvrage sur le métier en garantissant les mesures incitatives (déductions fiscales et aides diverses) actuelles.